{"id":2153,"date":"2019-06-04T15:34:02","date_gmt":"2019-06-04T15:34:02","guid":{"rendered":"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/?page_id=2153"},"modified":"2026-06-15T08:48:15","modified_gmt":"2026-06-15T08:48:15","slug":"critiques","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/?page_id=2153","title":{"rendered":"Notes de lecture"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Christine Durif-Bruckert (Auteur), C\u00e9dric Laplace (Auteur et illustrateur) <em>La part du d\u00e9sert<\/em>, <em>\u00c9chos po\u00e9tiques<\/em>, \u00e9ditions unicit\u00e9, 2023, 98 p. 14 \u20ac<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><em>Toute rencontre tant soit peu fertile se fait dans un d\u00e9sert&nbsp;: nous produisons, nous secr\u00e9tons notre propre d\u00e9sert<\/em><a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Quel singulier \u2013 dans son sens premier \u2013 recueil po\u00e9tique que cette \u201c&nbsp;Part du d\u00e9sert\u201d&nbsp;!<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">A priori, il s\u2019agit d\u2019\u00e9changes r\u00e9guliers t\u00e9l\u00e9phoniques sur plusieurs ann\u00e9es, puis de fa\u00e7on plus organis\u00e9e sous formes d\u2019\u00e9crits, de dialogues et de correspondances&nbsp;illustr\u00e9s par des dessins de C\u00e9dric Laplace entre un philosophe et dessinateur schizophr\u00e8ne et une universitaire (CL), chercheuse en anthropologie et en psychologie sociale et po\u00e8te (CDB) mais le lecteur, d\u00e8s les premi\u00e8res lignes, est vite happ\u00e9 par la profondeur et l\u2019humanit\u00e9 qui surgissent de cette rencontre en po\u00e9sie en suivant la conversation entre CDB et CL.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">CDB l\u2019annonce clairement&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Il ne s\u2019agit pas de tout comprendre\/ Plut\u00f4t de se laisser porter [\u2026] Jusqu\u2019au seuil d\u2019une certaine d\u00e9rive<\/em>&nbsp;\u00bb, de \u00ab&nbsp;<em>Se mettre \u00e0 l\u2019\u0153uvre\/Et mettre les codes \u00e0 l\u2019\u00e9preuve\/Ce qui se dit en eux&nbsp;<\/em>\u00bb, d\u2019\u00ab&nbsp;<em>Ouvrir les pens\u00e9es\/ emprisonn\u00e9es\/ Emplir encore le d\u00e9sert blanc&nbsp;<\/em>\u00bb. Dans cette conversation \u00ab&nbsp;<em>souveraine<\/em>&nbsp;\u00bb, t\u00e9moignage de la \u00ab<em>&nbsp;solidarit\u00e9 des \u00eatres entre eux et au-del\u00e0 avec le monde&nbsp;<\/em>\u00bb, il ne faudra pas \u00ab&nbsp;<em>esquiver l\u2019ultime question de l\u2019\u00e9criture<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">De ce d\u00e9sert, il sera souvent question dans cette conversation. Tant\u00f4t il est errance ou n\u00e9ant tant\u00f4t d\u2019une grande f\u00e9condit\u00e9. Il peut \u00ab&nbsp;<em>ourler les \u00e9critures<\/em>&nbsp;\u00bb, il est le lieu des \u00ab&nbsp;<em>mots fondus<\/em>&nbsp;\u00bb selon CDB ou encore selon CL, lieu du \u201c&nbsp;Neutre\u201d&nbsp;: \u00ab<em>&nbsp;Au fond, il n\u2019y a pas de candeur dans notre correspondance, mais il y a un Neutre, au sens de Blanchot<a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><strong>[2]<\/strong><\/a>, un Neutre qui, peut-\u00eatre, est notre d\u00e9sert, qui est la seule fa\u00e7on de poser concr\u00e8tement la question&nbsp;<\/em>\u00bb, \u00ab&nbsp;<em>la volont\u00e9 de faire bouger les lignes en ce qui concerne la folie<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Si le sujet est bien la question du surgissement de l\u2019\u00e9criture po\u00e9tique, la schizophr\u00e9nie est au c\u0153ur de cet \u00e9change et CL analyse son \u00e9tat : \u00ab&nbsp;<em>Je suis celui qui ne peut pas \u00eatre, je ne peux pas \u00eatre dans la dur\u00e9e. Un instant d\u2019existence et puis, tout est blanc, les surfaces craquent, seuls quelques fragments \u00e9pars de r\u00e9alit\u00e9 subsistent et flottent sur fond de n\u00e9ant, le sens est perdu, se disperse<\/em>&nbsp;\u00bb. &nbsp;Au centre de cette maladie, il y a le corps&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Mon corps qui est aussi le n\u00e9ant&nbsp;<\/em>\u00bb et le \u201c&nbsp;je\u201d \u00ab&nbsp;<em>demi-moi&nbsp;<\/em>\u00bb et la douleur, la transe pendant laquelle \u00ab<em>&nbsp;je ne suis pas l\u00e0<\/em>&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;<em>je construis un r\u00e9el parall\u00e8le<\/em>&nbsp;\u00bb et le dessin qui est sa fa\u00e7on personnelle de s\u2019adapter au monde, son lieu d\u2019habitation&nbsp;: \u00ab <em>par mes dessins, je produis le monde qui me manque<\/em>&nbsp;\u00bb, \u00ab<em>&nbsp;s\u00e9jour de la conscience mais aussi un enfer vibrant&nbsp;<\/em>\u00bb. \u00ab&nbsp;<em>Un jour je me suis mis \u00e0 dessiner de tout petits traits couvrant toute la page<\/em>&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;<em>\u00e0 toute vitesse&nbsp;<\/em>\u00bb, comme \u00ab&nbsp;<em>un courant oscillatoire<\/em>&nbsp;\u00bb. Ces traits permettent d\u2019avoir s\u00e9jour, ils \u00ab&nbsp;<em>expandent le doux, l\u2019apaisant. La lumi\u00e8re<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Dans le dessin&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Quelquefois le centre appara\u00eet, et avec lui un certain silence, ce silence qui fera taire les voix, ce silence que je cherche depuis l\u2019enfance.<\/em>&nbsp;\u00bb &nbsp;C\u2019est cette recherche du silence qui le m\u00e8ne aussi \u00e0 la po\u00e9sie&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Ce que je recherche dans l\u2019\u00e9criture comme dans le dessin c\u2019est un certain silence, une certaine qualit\u00e9 le <\/em><em>\u201c&nbsp;<\/em><em>Neutre<\/em><em>\u201d<\/em><em> qui serait comme une cessation de tout bruit<\/em>&nbsp;\u00bb. \u00c0 ce propos, CL met l\u2019accent sur son rapport fusionnel avec la musique<a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Elle me baigne dans le sens, dans le silence du sens, me fait brusquement rejoindre la terre. Je percute le sol et me rejoins moi-m\u00eame&nbsp;<\/em>\u00bb. Si les dessins sont les po\u00e8mes de sa conscience, l\u2019\u00e9criture est un dessin qui aurait du sens, la pointe extr\u00eame o\u00f9 la r\u00e9alit\u00e9 s\u2019abolit. \u00ab&nbsp;<em>Toute \u00e9criture, en tant qu\u2019elle est travers\u00e9e d\u2019un flux schizo, est une solitude essentielle. Bref, la production d\u2019un d\u00e9sert<\/em>.&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;<em>Tout po\u00e8me a pour fonction d\u2019\u00eatre un t\u00e9moin, d\u2019\u00eatre le t\u00e9moin du moment pr\u00e9cis o\u00f9 ma Pens\u00e9e rencontre la Vie<\/em>&nbsp;\u00bb et en \u00e9cho CDB ajoute&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Tout po\u00e8me est \u00e9v\u00e9nement\/L\u2019\u00e9v\u00e9nement d\u2019\u00eatre en vie<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Si CL se demande \u00ab&nbsp;<em>o\u00f9 est le r\u00e9el&nbsp;?<\/em>&nbsp;\u00bb et dit qu\u2019il croit <em>\u00ab&nbsp;\u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 autre, non, un autre de la r\u00e9alit\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb, CDB r\u00e9pond \u00ab&nbsp;<em>Nous ne comprenons pas grand-chose des reflets du r\u00e9el&nbsp;<\/em>\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Au fil de la conversation, CDB comprend de mieux en mieux CL&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Ton corps se fait feu\/Broy\u00e9 d\u2019irr\u00e9alit\u00e9\/D\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 d\u2019\u00eatre ainsi mirage de prodiges tourment\u00e9s<\/em>&nbsp;\u00bb, et voit dans ses dessins des accents po\u00e9tiques&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Encore des traces de quelques spasmes douloureux [\u2026] C\u2019est l\u00e0 qu\u2019elle nous emm\u00e8ne la Po\u00e9sie&nbsp;!\/Elle nous fait descendre dans l\u2019\u00e9veil\/ Tout pr\u00e8s d\u2019un fragment de v\u00e9rit\u00e9<\/em>\u00bb. \u00ab&nbsp;<em>\u00c0&nbsp;tes mots\/Sur la cr\u00eate des lignes que tu poursuis \/ Les t\u00e2ches et les points\/ En eux se r\u00e9verb\u00e8rent les soleils blancs\/ Ils font chanter la po\u00e9sie<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Les deux derni\u00e8res phrases du recueil montrent que cette conversation a permis aux deux po\u00e8tes de commencer \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 la question du surgissement de la po\u00e9sie :<\/span><\/p>\n<p>CL<\/p>\n<p><em>Je crois que dessiner c\u2019est faire respirer le mot en moi. <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p>CDB<\/p>\n<p><em>Tout pr\u00e8s du petit monast\u00e8re des vignes assoiff\u00e9es<\/em><\/p>\n<p><em>O\u00f9 s\u2019\u00e9ternisent les moineaux<\/em><\/p>\n<p><em>Et craquelle le sol<\/em><\/p>\n<p><em>Qu\u2019est-ce qui fait le sol, notre sol sous les pas et entre les pas&nbsp;?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><strong>\u00c9. B-S.<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Premi\u00e8re phrase de la pr\u00e9sentation par lui-m\u00eame de C\u00e9dric Laplace au d\u00e9but du recueil.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Manoury, Daiana. \u00ab&nbsp;Le Neutre blanchotien, reflets et r\u00e9flexions \u00e0 partir de L\u2019Amiti\u00e9&nbsp;\u00bb.&nbsp;<em>Maurice Blanchot et la philosophie<\/em>, \u00e9dit\u00e9 par \u00c9ric Hoppenot et Alain Milon, Presses universitaires de Paris Nanterre, 2010, https:\/\/doi.org\/10.4000\/books.pupo.1120.&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Il en est de m\u00eame du po\u00e8te-musicien schizophr\u00e8ne Aur\u00e9lien Hupon en particulier dans le recueil \u00e9crit pendant son internement <em>Dans la splendeur de la nuit<\/em>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>La parole mise \u00e0 nu&nbsp;: Christine Durif-Bruckert et C\u00e9dric Laplace, par Marc-Henri Arfeux &#8211; Revue terre \u00e0 ciel, l\u2019Arbre \u00e0 parole, Avril 2024. <\/strong><\/p>\n<p>\u00ab&nbsp;Toute rencontre tant soit peu fertile se fait dans un d\u00e9sert&nbsp;: nous produisons, nous s\u00e9cr\u00e9tons notre propre d\u00e9sert&nbsp;\u00bb (<em>La Part du d\u00e9sert&nbsp;: \u00e9chos po\u00e9tiques<\/em>, \u00c9ditions Unicit\u00e9, 2023). Celui qui prononce ces mots se d\u00e9finit dans les lignes suivantes comme \u00ab&nbsp;un sujet incertain&nbsp;\u00bb, puis \u00e9voque sans d\u00e9tours sa schizophr\u00e9nie&nbsp;: \u00ab&nbsp;Parce que, au d\u00e9part, il y a mes drogues, mes dessins, toute ma schizophr\u00e9nie. Bref, <em>du vent dans la conscience<\/em>.&nbsp;\u00bb Il s\u2019agit de C\u00e9dric Laplace que Christine Durif-Bruckert pr\u00e9sente ainsi dans l\u2019avant-propos de <em>La Part du d\u00e9sert<\/em>&nbsp;: \u00ab&nbsp;J\u2019ai rencontr\u00e9 C\u00e9dric Laplace, philosophe et dessinateur, \u00e0 l\u2019occasion d\u2019un projet d\u2019ouvrage que je coordonnais alors sur la transe. J\u2019ai pris contact avec lui pour voir ses dessins, \u00e0 l\u2019encre, qui \u00e9voquent tr\u00e8s explicitement des univers vibratoires. Il a \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9 schizophr\u00e8ne en 1998 (\u2026) Il habite ainsi les territoires de la folie, la folie de ses r\u00eaves, les secrets de son langage dans la sagesse du regard du ciel, de chaque nuage. (\u2026) Depuis notre premi\u00e8re rencontre, nous avons des \u00e9changes r\u00e9guliers sous forme d\u2019\u00e9crits, de dialogues et de correspondances. Autant de fa\u00e7ons d\u2019effleurer l\u2019inconnu \u00e0 vivre, d\u2019\u00e9prouver la diff\u00e9rence de nos exp\u00e9riences de vie. (\u2026) Au c\u0153ur de cette longue conversation dans le temps, nous avons opt\u00e9 pour une suite d\u2019\u00e9chos po\u00e9tiques. (\u2026) Nous avons ensemble cherch\u00e9 une autre langue, d\u2019autres mots, un autre regard pour dire la maladie mentale, pour parler de la folie, mais plus essentiellement pour s\u2019interroger sur l\u2019\u00eatre, sur son \u00e9tendue et ses fuites. Nos deux voix montent de cette conversation, s\u2019entrecroisent, r\u00e9sonnent et retracent le lien sensible \u00e0 ce que nous avons parcouru et partag\u00e9 de cette \u00e9criture du d\u00e9sert qui r\u00e9sonne depuis les lieux de l\u2019exil et les marges vers l\u2019infini.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p><em>lire la suite&#8230;.<\/em><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.terreaciel.net\/La-parole-mise-a-nu-Christine-Durif-Bruckert-et-Cedric-Laplace-par-Marc-Henri\">https:\/\/www.terreaciel.net\/La-parole-mise-a-nu-Christine-Durif-Bruckert-et-Cedric-Laplace-par-Marc-Henri<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"\" src=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/la-part-du-desert-740x1024.jpg\" width=\"345\" height=\"478\"><\/p>\n<p><strong>\u00ab&nbsp;<\/strong><strong>Faire parler les images&nbsp;\u00bb, \u00e0 propos de La Part du d\u00e9sert, de Christine Durif-Bruckert et C\u00e9dric Laplace, par Florence Saint-Roch.<\/strong><\/p>\n<p><em>La part du d\u00e9sert<\/em> (\u00e9ditions unicit\u00e9, 2023), recueil \u00e9crit \u00e0 quatre mains par Christine Durif-Bruckert et C\u00e9dric Laplace, est le fruit d\u2019une vibrante conversation, avec ses questions, ses m\u00e9andres, ses tours et d\u00e9tours, et ses \u00e9lans, toujours intenses, en po\u00e9sie.<\/p>\n<p>Depuis l\u2019exergue qui emprunte \u00e0 Edmond Jab\u00e8s des vers puis\u00e9s dans <em>Le Livre des ressemblances<\/em> (\u00ab&nbsp;Livr\u00e9 au vent du d\u00e9sert\/Ici n\u2019est pas le lieu\/Ni m\u00eame la trace\/Ici est sable&nbsp;\u00bb) jusqu\u2019\u00e0 l\u2019envoi final de Christine Durif-Bruckert, \u00ab&nbsp;Qu\u2019est-ce qui fait le sol, notre sol sous nos pas et entre les pas&nbsp;?&nbsp;\u00bb, se pose la question du lieu&nbsp;: celui o\u00f9 nous nous inscrivons, certes, mais aussi celui qui s\u2019inscrit en nous, celui d\u2019o\u00f9, depuis lequel, aussi, nous \u00e9crivons.<br \/>\nDans ce recueil, il s\u2019agit de s\u2019\u00e9crire &#8211; dans la dimension \u00e0 la fois r\u00e9fl\u00e9chie et r\u00e9ciproque du verbe&nbsp;: \u00e0 l\u2019articulation, \u00e0 la crois\u00e9e de soi et de l\u2019autre, il n\u2019est que de se dire et de chercher \u00e0 dire.&nbsp;&#8230;<strong><a href=\"https:\/\/www.terreaciel.net\/Faire-parler-les-images-a-propos-de-La-Part-du-desert-de-Christine-Durif\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">VOIR PLUS<\/a><\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Une lettre re\u00e7ue sur l&rsquo;ouvrage La part du D\u00e9sert, en octobre 2023 sign\u00e9e par Jo\u00ebl Clerget.<\/span><\/p>\n<table style=\"border-collapse: collapse; width: 100%;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 50%;\"><a href=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/2.png\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-large wp-image-3041\" src=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/2-1024x770.png\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"602\" srcset=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/2-1024x770.png 1024w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/2-300x226.png 300w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/2-768x578.png 768w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/2.png 1425w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a><\/td>\n<td style=\"width: 50%;\"><a href=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/3.png\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-large wp-image-3042\" src=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/3-1024x764.png\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"597\" srcset=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/3-1024x764.png 1024w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/3-300x224.png 300w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/3-768x573.png 768w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/3.png 1443w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><strong>Christine Durif-Bruckert, <em>Elle avale les levers du soleil<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Par <a href=\"https:\/\/www.recoursaupoeme.fr\/author\/nathalie-chocron\/\">Nathalie Chocron<\/a>| 18 novembre 2022|Cat\u00e9gories : <a href=\"https:\/\/www.recoursaupoeme.fr\/category\/auteurs\/christine-durif-bruckert\/\">Christine Durif-Bruckert<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.recoursaupoeme.fr\/category\/critiques\/\">Critiques<\/a><\/p>\n<p>Sobre et discret, titre rouge, sans motif, si ce n\u2019est le masque logo de l\u2019\u00e9diteur, avec ma manie de ne jamais ordonner les livres dans ma biblioth\u00e8que, de les caser \u00e0 la sauvage sur les planches qui peuvent encore en contenir, parfois au pied des meubles, \u00e0 m\u00eame le sol\u2026c\u2019est typiquement le livre, qui mince et blanc aime se d\u00e9rober au regard qui le cherche, ou pire encore qui se glissera \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un autre&nbsp;livre.<\/p>\n<p>Suite&#8230;.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.recoursaupoeme.fr\/christine-durif-bruckert-elle-avale-les-levers-du-soleil\/\">https:\/\/www.recoursaupoeme.fr\/christine-durif-bruckert-elle-avale-les-levers-du-soleil\/<\/a><\/p>\n<p>L\u2019h\u00e9ro\u00efne de ce monologue, une femme, souffrant d&rsquo;anorexie depuis sa plus jeune adolescence, raconte l&rsquo;itin\u00e9raire vers son propre effacement. Son r\u00e9cit nous emm\u00e8ne au coeur des intrigues et des paradoxes d&rsquo;une exp\u00e9rience in\u00e9dite, qui se traduit au travers de l&rsquo;irr\u00e9alit\u00e9 du corps et du refus de l&rsquo;autre et qui repose sur une ambiguit\u00e9 entre le vouloir exister et le vouloir dispara\u00eetre.<\/p>\n<div class=\"moz-cite-prefix\"><span style=\"font-size: 12;\">Lecture-Spectacle avec la com\u00e9dienne Isabelle Bonnadier et la metteure en sc\u00e8ne St\u00e9phanie Lemonnier, Compagnie Lr (Lanterne Rouge).<\/span><\/div>\n<p>[<a href=\"https:\/\/christinedurif-bruckert.com\/?page_id=2790\">en savoir plus<\/a>]<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><strong>ELLE AVALE &nbsp;LES LEVERS DU SOLEIL , PhB, 2021<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>Revue <em>Terre \u00e0 Ciel<\/em><\/strong>, Val\u00e9rie Canat de Chizy, F\u00e9vrier 2022<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.terreaciel.net\/Lus-et-approuves-fevrier-2022-par-Valerie-Canat-de-Chizy#.Ymk7_pLP3St\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.terreaciel.net\/Lus-et-approuves-fevrier-2022-par-Valerie-Canat-de-Chizy#.Ymk7_pLP3St<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>COURBET, ORIGINE D&rsquo;UN MONDE, INVENIT, 2021<\/p>\n<p><strong>Les ondes de choc du Bing Bang, Eric Phalippou, Automne 2021, 20<\/strong><\/p>\n<p><strong><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-full wp-image-2695\" src=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/1.jpg\" alt=\"\" width=\"593\" height=\"887\" srcset=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/1.jpg 593w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/1-201x300.jpg 201w\" sizes=\"(max-width: 593px) 100vw, 593px\" \/><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-full wp-image-2691\" src=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/2.jpg\" alt=\"\" width=\"590\" height=\"877\" srcset=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/2.jpg 590w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/2-202x300.jpg 202w\" sizes=\"(max-width: 590px) 100vw, 590px\" \/><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-full wp-image-2692\" src=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/3.jpg\" alt=\"\" width=\"594\" height=\"857\" srcset=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/3.jpg 594w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/3-208x300.jpg 208w\" sizes=\"(max-width: 594px) 100vw, 594px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>ORIGINE DU MONDE <\/strong><\/p>\n<p>Revue<em> Francopolis<\/em> Septembre 2021, par Nathalie Chocron<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En premier lieu, l\u2019objet\u2026 le livre est beau. \u00c0 la fois doux et mat. On ne peut s\u2019emp\u00eacher de suivre la d\u00e9coupe parfaitement circulaire sur la couverture, une lucarne de maison, un \u0153illeton dans la porte pour regarder en cachette ; sous les doigts, appara\u00eet le rond de chair tendre de la premi\u00e8re page en tr\u00e8s gros plan. Peut-\u00eatre que le nombril nous regarde aussi derri\u00e8re sa fen\u00eatre ? [<a href=\"http:\/\/francopolis.net\/revues\/NoteLecture-N.Chocron-SeptOct2021.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">lire la suite<\/a>]<\/p>\n<p>Revue<em> Recours au po\u00e8me<\/em><\/p>\n<p>Par <a href=\"https:\/\/www.recoursaupoeme.fr\/author\/philippe-thireau\/\">Philippe Thireau<\/a>| 21 septembre 2021<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le long po\u00e8me de Christine Durif-Bruckert, suivi d\u2019un bref essai sur Courbet et le paysage, \u00ab L\u2019origine du monde dit l\u2019amour de Courbet pour les paysages \u00bb, est un vertigineux voyage au centre de l\u2019univers compris comme tout infini et ind\u00e9passable ; ce tout est donc le centre de vie, alors le sexe de la femme est le centre, et cela il faut le cacher comme r\u00e9v\u00e9lation trop mat\u00e9rielle. Et cela sera r\u00e9v\u00e9l\u00e9, n\u2019en d\u00e9plaise. [<a href=\"https:\/\/www.recoursaupoeme.fr\/christine-durif-bruckert-lorigine-dun-monde\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">lire la suite<\/a>]<\/p>\n<p><strong>Revue <em>Terre \u00e0 ciel <\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Serait-ce l\u00e0 l\u2019origine&nbsp;?&nbsp;\u00bb&nbsp;: L\u2019Origine d\u2019un monde, de Christine Durif-Bruckert, par Florence Saint-Roch<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>L\u2019Origine du monde<\/em>, mythique tableau ex\u00e9cut\u00e9 par Courbet en 1866, exerce une juste fascination. Dans l\u2019histoire de la peinture, peu d\u2019\u0153uvres &#8211; parce qu\u2019elles montrent trop sans doute &#8211; ont \u00e9t\u00e9 autant d\u00e9rob\u00e9es \u00e0 la vue du public. Depuis son entr\u00e9e au Mus\u00e9e d\u2019Orsay en 1995 (et lib\u00e9r\u00e9 d\u00e9sormais du panneau-masque imagin\u00e9 en 1955 par Andr\u00e9 Masson), le tableau, par son audace et sa franchise, invente un nouveau langage pictural. Les visiteurs se massent, tandis que se l\u00e8vent les questions&nbsp;: face \u00e0 une telle \u0153uvre, est-on spectateur ou voyeur&nbsp;? Ce que repr\u00e9sente le tableau peut-il former un sujet&nbsp;? Et puis, est-ce de la peinture, est-ce de l\u2019art, vraiment&nbsp;? L\u2019obscur objet du d\u00e9sir est l\u00e0, offert aux regards. Mais comment entrer dans cette image, comment faire sien le tableau&nbsp;?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour ce nouveau volume de la collection Ekphrasis, <em>Courbet, l\u2019origine d\u2019un monde<\/em> (\u00e9ditions Invenit, 2021), Christine Durif-Bruckert est seule&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Et me voil\u00e0 seule face \u00e0<\/em> <em>L\u2019Origine du monde <\/em>&nbsp;\u00bb. Et r\u00e9ellement, qui fait face \u2013 qui se r\u00e9v\u00e8le, se d\u00e9voile ? Qui s\u2019expose, qui vient devant ? [<a href=\"https:\/\/www.terreaciel.net\/Serait-ce-la-l-origine-L-Origine-d-un-monde-de-Christine-Durif-Bruckert-par#.YZ93ZVPjI8k\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">lire la suite<\/a>]<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Revue <em>Co\u00efncidences po\u00e9tiques<\/em><\/strong><\/p>\n<h1><span style=\"font-size: 12pt;\">Christine Durif-Bruckert, Courbet, l\u2019origine d\u2019un monde, \u00e9ditions invenit, 2021. Par Georges Chich<\/span><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019autrice est venue l\u00e0, pour faire face \u00e0 <em>l\u2019origine du monde<\/em> du peintre Courbet, toile demeur\u00e9e longtemps \u00e0 la joie indiscr\u00e8te de quelques personnes de go\u00fbt pour finir par \u00eatre expos\u00e9e spectaculairement dans un passage central du mus\u00e9e d\u2019Orsay.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Comment raconter ce bout de corps<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00c9picentre du monde<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Qui cl\u00f4t l\u2019horizon et l\u2019outrepasse.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Christine Durif-Bruckert fait ce chemin d\u2019arriver devant la toile de Courbet et d\u2019y entamer un long voyage, d\u2019abord obnubil\u00e9e par la fascination de la toison noire au centre du motif, c\u2019est qu\u2019il s\u2019agit de ne pas \u00eatre happ\u00e9 . [<a href=\"http:\/\/coincidencespoetiques.fr\/2022\/04\/15\/christine-durif-bruckert-courbet-lorigine-dun-monde-editions-invenit-2021\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">lire la suite<\/a>]<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-large wp-image-2714\" src=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/article-europe-730x1024.jpg\" alt=\"\" width=\"730\" height=\"1024\" srcset=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/article-europe-730x1024.jpg 730w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/article-europe-214x300.jpg 214w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/article-europe-768x1077.jpg 768w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/article-europe.jpg 1041w\" sizes=\"(max-width: 730px) 100vw, 730px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><br \/>\nLES SILENCIEUSES, Jacques Andr\u00e9 Editeur, 2019<\/strong><\/p>\n<p><strong>Lecture de Karim De Broucker, Revue Phoenix, Num\u00e9ro&nbsp; 14, 2020<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-large wp-image-2450\" src=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/Doc-5-507x1024.jpg\" alt=\"\" width=\"507\" height=\"1024\" srcset=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/Doc-5-507x1024.jpg 507w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/Doc-5-149x300.jpg 149w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/Doc-5.jpg 723w\" sizes=\"(max-width: 507px) 100vw, 507px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Lecture&nbsp; d<\/b>e <strong>Val\u00e9rie Canat de Chizy sur Les Silencieuses<\/strong> de Christine Durif-Bruckert&nbsp;dans<a href=\"https:\/\/www.terreaciel.net\/Lus-et-approuves-novembre-2019-par-Valerie-Canat-de-Chizy#.YKIoS6j7S70\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><b> Terre \u00e0 Ciel <\/b><\/a>paru en juin 2019 chez Jacques Andr\u00e9&nbsp;Jacques Andr\u00e9 \u00c9diteur<\/p>\n<p>Il s\u2019agit d\u2019un r\u00e9cit en prose po\u00e9tique. L\u2019histoire de Suzanne R., de son enfance. Un r\u00e9cit douloureux et gla\u00e7ant, qui s\u2019attache tant aux faits qu\u2019aux perceptions et alt\u00e9rations que ces derniers produisent sur le personnage du livre. C\u2019est l\u2019histoire de Suzanne R., de son enfance qui prend fin \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 6 ou 7 ans. Elle grandit dans la maison familiale, isol\u00e9e en plein c\u0153ur du Massif Central. Une maison o\u00f9 les membres de la famille vivent serr\u00e9s les uns contre les autres. De cette partie de son enfance, Suzanne R. se souvient des champs, des prairies, des chevaux \u00e0 l\u2019odeur chaude, des couloirs v\u00e9g\u00e9taux. Elle aime explorer ces lopins de terre, les bois. Un jour, la grand-m\u00e8re d\u00e9cide de la mettre en pension.<\/p>\n<p><em>De fa\u00e7on brutale, elle est arrach\u00e9e \u00e0 ce premier univers. Son corps en gardera la cicatrice \u00e0 tout jamais<\/em>.<\/p>\n<p>Dans cette pension, Suzanne ne se retrouve pas. Ce sont des murs qui l\u2019entourent, l\u2019enferment. <em>Progressivement, le corps entier est bless\u00e9. Elle veut remonter le courant, retourner dans la prairie<\/em>. Un jour, elle tombe malade. <em>Une maladie aux expressions multiples autant qu\u2019ind\u00e9chiffrables qui ressemble \u00e0 ce qu\u2019elle vit dans le pensionnat depuis son arriv\u00e9e<\/em>.<\/p>\n<p>La suite du r\u00e9cit raconte ce qui se passe apr\u00e8s, l\u2019installation chez la grand-m\u00e8re, et le m\u00e9canisme d\u2019asservissement qui s\u2019installe, la privation de nourriture, les sympt\u00f4mes \u00e9tudi\u00e9s et entretenus pas la grand-m\u00e8re, l\u2019emprise psychologique. La fa\u00e7on dont Suzanne R. organise son quotidien, autour de personnages fictifs auxquels elle donne vie. Malgr\u00e9 les forces qui l\u2019abandonnent, l\u2019an\u00e9antissement de toute sa volont\u00e9, elle se souvient des prairies de son enfance, envisage de s\u2019\u00e9chapper. <em>La clairi\u00e8re est loin, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, derri\u00e8re cet univers derri\u00e8re lequel on la maintient enferm\u00e9e<\/em>.<\/p>\n<p>Christine Durif-Brucker d\u00e9crit avec pr\u00e9cision l\u2019univers d\u2019enfermement, et ses cons\u00e9quences physiques et psychiques sur l\u2019enfant devenue adulte, Suzanne R. Dans son travail de recherche en anthropologie et psychologie sociale, elle s\u2019int\u00e9resse d\u2019ailleurs \u00e0 l\u2019enferment, plus sp\u00e9cifiquement aux relations d\u2019emprise dans diff\u00e9rentes formes individuelles et sociales, mais aussi aux combats et strat\u00e9gies de r\u00e9sistance qu\u2019elles peuvent mettre en \u0153uvre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Lecture de Marie-Ange Sebasti, Recours au Po\u00e8me, F\u00e9vrier 2020<\/strong> &#8211;<strong> LES SILENCIEUSES<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.recoursaupoeme.fr\/christine-durif-bruckert-les-silencieuses\/\"> &nbsp;https:\/\/www.recoursaupoeme.fr\/christine-durif-bruckert-les-silencieuses\/<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<hr>\n<p><b>Une lecture du Corps des pierres dans Recours au Po\u00e8me, 20 d\u00e9cembre 2019 par Jane Herv\u00e9<\/b><\/p>\n<p><a class=\"moz-txt-link-freetext\" href=\"https:\/\/www.recoursaupoeme.fr\/christine-durif-bruckert-le-corps-des-pierres\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.recoursaupoeme.fr\/christine-durif-bruckert-le-corps-des-pierres\/<\/a><\/p>\n<div>\n<div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\">\n<div class=\"fusion-builder-row fusion-row \">\n<div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion_builder_column_1_1 fusion-builder-column-1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last 1_1\">\n<div class=\"fusion-column-wrapper\" data-bg-url=\"\">\n<div class=\"fusion-text\">\n<p class=\"chapeau\" style=\"text-align: justify;\">Un second ouvrage \u00e9crit par les m\u00eames auteurs sur le m\u00eame th\u00e8me engendre toujours un risque de lecture. La lectrice se m\u00e9fie de toute g\u00e9n\u00e9ralisation h\u00e2tive \u2013 m\u00eame la sienne \u2013 qui pourrait supposer que tel nouvel \u00e9crit est de qualit\u00e9 (ou non) puisque le pr\u00e9c\u00e9dent l\u2019\u00e9tait (ou non).<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-2 nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\">\n<div class=\"fusion-builder-row fusion-row \">\n<div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion_builder_column_2_3 fusion-builder-column-2 fusion-two-third fusion-column-first 2_3\">\n<div class=\"fusion-column-wrapper\" data-bg-url=\"\">\n<div class=\"fusion-text\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Un sophisme \u00e0&nbsp;d\u00e9noncer, m\u00eame s\u2019il fait ou d\u00e9fait les r\u00e9putations&nbsp;: un Pamuk n\u2019est pas tous les Pamuk, un dentiste n\u2019est pas tous les dentistes et \u2026 un lecteur n\u2019est pas tous les lecteurs&nbsp;! Ce pourquoi <em>Le <\/em>c<em>orps des pierres<\/em> est rest\u00e9 longuement pos\u00e9 sur une pile propice de bureau. Il lui fallait \u00eatre patient apr\u00e8s la beaut\u00e9 des <em>Arbres au vent<\/em>. Le temps que la lectrice se d\u00e9shabitue de ses habitudes pour acqu\u00e9rir \u2013 si possible \u2013 un regard neuf. De fait, le nouveau recueil du duo Christine Durif-Brukert et Pascal Durif a&nbsp;la m\u00eame pr\u00e9sentation \u00e9ditoriale (r\u00e9ussie par Pauline Bony) et la m\u00eame construction que le recueil pr\u00e9c\u00e9dent, cumulant photos et po\u00e8mes pour explorer la Nature. Le m\u00eame peut-il engendrer des diff\u00e9rences&nbsp;? Est-il condamn\u00e9 \u00e0&nbsp;l\u2019immuabilit\u00e9 ou \u00e0&nbsp;la versatilit\u00e9 de notre regard, n\u00e9cessairement \u00e9go\u00efste&nbsp;?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les photos sont toujours produites par l\u2019homme du duo, Patrick Durif. Elles rendent visible une approche \u00e0&nbsp;la Bachelard de ce qui \u00e9mane, s\u2019enfouit ou s\u2019enracine sur le sol<sup>1<\/sup>.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion_builder_column_1_3 fusion-builder-column-3 fusion-one-third fusion-column-last 1_3\">\n<div class=\"fusion-column-wrapper\" data-bg-url=\"\">\n<p><span class=\"fusion-imageframe imageframe-none imageframe-1 hover-type-none\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"img-responsive wp-image-30428\" title=\"le_corps_des_pierres_christine_durif_bruckert_pascal_durif\" src=\"https:\/\/www.recoursaupoeme.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/le_corps_des_pierres_christine_durif_bruckert_pascal_durif-296x300.jpg\" alt=\"\" width=\"296\" height=\"300\"><\/span><\/p>\n<div class=\"fusion-text\">\n<p class=\"signature\">Christine Durif-Bruckert,<em> Le corps des pierres<\/em>, photographies de Pascal Durif, Editions Le Petit V\u00e9hicule, 25\u20ac<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-3 nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\">\n<div class=\"fusion-builder-row fusion-row \">\n<div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion_builder_column_1_1 fusion-builder-column-4 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last 1_1\">\n<div class=\"fusion-column-wrapper\" data-bg-url=\"\">\n<div class=\"fusion-text\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Les ombres lumineuses composent avec des taches de lumi\u00e8re ourl\u00e9es d\u2019ombres en une sorte de tissage que le regard parcourt. Les roches sont soit fossilis\u00e9es dans leur \u00e9tat naturel en une rondeur massive ou en tuyaux basaltiques, soit transform\u00e9es pour l\u2019usage (mur de pierres s\u00e8ches, pont ancien) ou par un art brut en une tombe ou une croix rustique. Elles se conjuguent \u00e0&nbsp;deux reprises \u00e0&nbsp;leur propre reflet dans l\u2019eau vive. L\u2019eau en solitaire y&nbsp;est pr\u00e9sente sous forme d\u2019\u00e9claboussures, de flaques de boue ou de cascade troublante&nbsp;: &nbsp;le jeu du noir et du blanc force notre attention pour ressentir ou comprendre ou imaginer ce qui est repr\u00e9sent\u00e9. Une \u00e9nigme en soi, m\u00eame si l\u2019eau est dite \u00ab&nbsp;triste&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;trouble&nbsp;\u00bb. L\u2019homme du terroir se glisse enfin sur la photo avec la pr\u00e9sence d\u2019une main paysanne froissant des \u00e9pis (Ard\u00e8che) ou d\u2019une silhouette courb\u00e9e de paysan (Queyras). Un vol d\u2019\u00e9tourneaux, de petits points noirs, envahi le ciel \u00e0&nbsp;la Hitchcock au-dessus d\u2019un chemin sinueux s\u2019enfon\u00e7ant dans le noir. Les paysages, ainsi photographi\u00e9s, signent au fond le lien que ce photographe entretient avec lui-m\u00eame, en une sorte de m\u00e9diation de soi \u00e0&nbsp;soi<sup>2<\/sup>. &nbsp;Leur nostalgie ou leur m\u00e9lancolie envo\u00fbtante pr\u00e9lude ou suit une aventure duelle dont les protagonistes apparents (la Nature face au photographe) ne sont pas n\u00e9cessairement les protagonistes r\u00e9els (entre soi et soi) du photographe p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 et envahi par le paysage photographi\u00e9. Un point de vue que conforte la dame du duo, Christine Durif-Brukert&nbsp;: \u00ab&nbsp;le dedans de soi \/au plus loin d\u2019en soi \/ le dedans d\u2019ici \/ s\u2019est arr\u00eat\u00e9 de parler \/ le dedans fait rouler \/ ses lourdes pierres&nbsp;\u00bb. Au demeurant, ces paysages particuliers sont \u00ab&nbsp;ratur\u00e9s&nbsp;\u00bb, marque du travail des artistes sur le monde ext\u00e9rieur.<br \/>\nLa po\u00e9tesse dit de maintes fa\u00e7ons que la Nature (pierre et eau) lui est un corps, la continuit\u00e9 du sien. Elle d\u00e9couvre ainsi \u00ab&nbsp;les paupi\u00e8res du sol&nbsp;\u00bb, les \u00ab&nbsp;pores de la terre mouill\u00e9e&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;les os aiguis\u00e9s&nbsp;\u00bb de certaines roches. Cette pr\u00e9sence d\u2019un corps qui parvient ou d\u00e9coule du sien propre est confort\u00e9e au fil des po\u00e8mes&nbsp;: \u00ab&nbsp;La couleur \/ des pierres \/ ti\u00e9dit \/ entre nos doigts \/ fait des accrocs dans les lumi\u00e8res \/ &nbsp;loin \/ derri\u00e8re les monticules du vent&nbsp;\u00bb. Les ricochets et \u00e9chos venus de cette mati\u00e8re qu\u2019est la Nature se d\u00e9veloppent tous azimuts&nbsp;: &nbsp;ici \u00ab&nbsp;L\u2019eau abreuve les peurs&nbsp;\u00bb, l\u00e0 se d\u00e9couvre \u00ab&nbsp;la gravit\u00e9 de la lumi\u00e8re&nbsp;\u00bb, l\u00e0 encore \u00ab&nbsp;la le\u00e7on de pierre&nbsp;\u00bb. &nbsp;En cons\u00e9quence, le texte est-il \u00ab&nbsp;inachev\u00e9&nbsp;\u00bb&nbsp;? &nbsp;N\u2019est-il pas &nbsp;\u00ab&nbsp;le d\u00e9but de toi-m\u00eame&nbsp;\u00bb (cad de C. Durif). Ce qui est \u00e9crit \u00ab&nbsp;se d\u00e9robe \/ dans le sanglot \/ comme une question \/ la parole d\u2019un arri\u00e8re-pays \/ &nbsp;ton exil \/ un sourire \u00e0&nbsp;la d\u00e9chirure de tes l\u00e8vres&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourquoi ne pas revenir \u00e0&nbsp;Bachelard dont nous sommes spontan\u00e9ment partis&nbsp;? Dans sa<em> Pr\u00e9face \u00e0&nbsp;Je et Tu de Martin Buber<\/em>, n\u2019affirme-t-il pas qu\u2019 \u00ab&nbsp;Il faut \u00eatre deux \u2013 ou, du moins, h\u00e9las&nbsp;!, il faut avoir \u00e9t\u00e9 deux, pour comprendre un ciel bleu, pour nommer une aurore&nbsp;\u00bb. Ce qu\u2019ont r\u00e9alis\u00e9 les deux auteur.es, sans doute en connaissance de cause&nbsp;! Tout, comme toute lecture qui ouvre g\u00e9n\u00e9ralement sur un dialogue (\u00e0 travers le discours) se mue ici en trilogue.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-4 nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\">\n<div class=\"fusion-builder-row fusion-row \">\n<div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion_builder_column_1_1 fusion-builder-column-5 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last 1_1\">\n<div class=\"fusion-column-wrapper\" data-bg-url=\"\">\n<div class=\"fusion-text\">\n<p><strong>Notes<\/strong><\/p>\n<p>(1) Dans <em>La terre ou les r\u00eaveries du repos,<\/em> l\u2019\u00e9pist\u00e9mologue per\u00e7oit la vie souterraine \u00e0&nbsp;l\u2019image du repos. Dans <em>L\u2019Eau et les r\u00eaves<\/em>, il \u00e9mane aussi de l\u2019eau maintes images.<br \/>\n(2) In <em>Le g\u00e9nie du paysage<\/em>, Luc Lefort, 2018.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Note de lecture de Val\u00e9rie Canat de Chizy, Dans Terre \u00e0 Ciel (Lus et Approuv\u00e9s) , en novembre 2019,&nbsp; sur Les Silencieuses de Christine Durif-Bruckert paru en juin 2019 chez Jacques Andr\u00e9 <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/jacquesandre.editeur?__tn__=%2CdK-R-R&amp;eid=ARDFwAazXORaUeVz6WEZ_HiYEWYib5dB-pMtzpVB4zJsTbj7GWwT5xg5KOtqivaDf6MclFMo-CYZRCKG&amp;fref=mentions\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Jacques Andr\u00e9 \u00c9diteur<\/a><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.terreaciel.net\/Lus-et-approuves-novembre-2019-par-Valerie-Canat-de-Chizy#.Xf4ma-tCdCU\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.terreaciel.net\/Lus-et-approuves-novembre-2019-par-Valerie-Canat-de-Chizy#.Xf4ma-tCdCU<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Arbre au vent,<\/em> un article de Michel Menach\u00e9 dans la Revue Coup de Soleil<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-large wp-image-2345\" src=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/COUP-DE-SOLEIL-2-1-copie-1024x684.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"534\" srcset=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/COUP-DE-SOLEIL-2-1-copie-1024x684.jpg 1024w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/COUP-DE-SOLEIL-2-1-copie-300x200.jpg 300w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/COUP-DE-SOLEIL-2-1-copie-768x513.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>2 articles de Roger Dextre dans la revue RUMEURS du mois de Mai 2019,&nbsp; Num\u00e9ro 6 sur <em>Langues<\/em> de Christine Durif-Bruckert (Jacques Andr\u00e9 Editeur) &nbsp;et sur <em>Arbre au Vent <\/em>de Christine Durif-Bruckert sur des photographies de Pascal Durif (Editions du Petit V\u00e9hicule).<\/p>\n<table style=\"width: 100%;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 50%;\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-2214 aligncenter\" src=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/RUMEUR-02-700x1024.jpg\" alt=\"\" width=\"528\" height=\"773\" srcset=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/RUMEUR-02-700x1024.jpg 700w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/RUMEUR-02-205x300.jpg 205w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/RUMEUR-02-768x1124.jpg 768w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/RUMEUR-02.jpg 1783w\" sizes=\"(max-width: 528px) 100vw, 528px\" \/><\/td>\n<td style=\"width: 50%;\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-large wp-image-2215 aligncenter\" src=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/RUMEUR-03-2-659x1024.jpg\" alt=\"\" width=\"659\" height=\"1024\" srcset=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/RUMEUR-03-2-659x1024.jpg 659w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/RUMEUR-03-2-193x300.jpg 193w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/RUMEUR-03-2-768x1194.jpg 768w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/RUMEUR-03-2.jpg 1773w\" sizes=\"(max-width: 659px) 100vw, 659px\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-large wp-image-2216\" src=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/RUMEUR-04-copie-693x1024.jpg\" alt=\"\" width=\"693\" height=\"1024\" srcset=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/RUMEUR-04-copie-693x1024.jpg 693w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/RUMEUR-04-copie-203x300.jpg 203w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/RUMEUR-04-copie-768x1135.jpg 768w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/RUMEUR-04-copie.jpg 1785w\" sizes=\"(max-width: 693px) 100vw, 693px\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Christine Durif-Bruckert , <em>Arbre au vent<\/em>, Texte, Photographies Pascal Durif, Editions du petit v\u00e9hicule, 25\u20ac, septembre 2018<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><u>Recours au po\u00e8me,<\/u> F\u00e9vrier 2019<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un article de <a href=\"https:\/\/www.recoursaupoeme.fr\/author\/jane-herve\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Jane Herv\u00e9<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce livre se re\u00e7oit comme un cadeau ami, tant il a&nbsp;pr\u00e9serv\u00e9 la trace de ceux qui l\u2019ont con\u00e7u. Le dos de couverture, cousu d\u2019un fil bis, marque une attention \u00e9ditoriale impr\u00e9vue (\u00e0 la chinoise). La photographie en noir et blanc de Pascal Durif, coll\u00e9e sur la premi\u00e8re de couverture, capture son titre magnifique<em>&nbsp;Arbre au vent<\/em>, les noms des auteurs et le logo extr\u00eame-oriental de l\u2019\u00e9diteur<a href=\"https:\/\/www.recoursaupoeme.fr\/christiane-durif-bruckert-arbre-au-vent-joseph-thermac-du-sublime-moderne\/#footnote_0_24833\"><sup>1<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Christine Durif-Bruckert , Ce titre est juch\u00e9 au-dessus de trois arbres bouscul\u00e9s par la temp\u00eate, au-del\u00e0 des gramin\u00e9es couch\u00e9es par une rafale, tandis que de lourds cumulus roulent et s\u2019enroulent dans le ciel en un cama\u00efeu blanc-gris-noir. Lettres et images conjuguent, avec sobri\u00e9t\u00e9, leurs \u00e9nergies respectives pour se glisser dans la vision d\u2019Artaud d\u2019un \u00ab&nbsp;arbre au centre du vent&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les photos, au-del\u00e0 de repr\u00e9senter un paysage \u00e0&nbsp;la beaut\u00e9 presque tragique, se d\u00e9ploient en un clair-obscur invitant \u00e0&nbsp;la transcendance. La lumi\u00e8re sait ourler les feuillages, se diffuser sur les herbes, \u00e9maner d\u2019un horizon sous des cieux orageux \u00e0&nbsp;la Vlaminck. Ici un tronc dresse son \u00e9corce sculpt\u00e9e comme des tresses, l\u00e0 des racines muscl\u00e9es s\u2019arc-boutent dans la neige,&nbsp;tels des humains ench\u00e2ss\u00e9s dans la mati\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La po\u00e9tesse Christiane Durif-Bruckert appr\u00e9hende ces arbres en \u00ab&nbsp;\u00eatres de parole qui nous parlent du prodigieux d\u00e9pouillement&nbsp;\u00bb. Comment traduire ce qu\u2019elle capte&nbsp;?&nbsp;\u00ab&nbsp;L\u2019arbre est en moi comme un cri\/Jusqu\u2019aux soupirs des \u00e9toiles\/Jusqu\u2019au silence de l\u2019air.&nbsp;\u00bb Un appel que la lectrice entend, puis \u00e9coute au fil des pages.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Chaque arbre est porteur d\u2019un certain \u00e9tat d\u2019\u00e2me, d\u00e9coulant de sa forme ou son environnement. Celui qui est \u00ab&nbsp;lourd&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;rustre&nbsp;\u00bb est \u00ab&nbsp;une r\u00e9volte\/des solitudes d\u00e9sirantes&nbsp;\u00bb. Quelquefois ses \u00ab&nbsp;pattes velues s\u2019allongent\/supplient encore le vent&nbsp;\u00bb. Celui qui est fr\u00eale, \u00ab&nbsp;aux aguets de l\u2019aube&nbsp;\u00bb (\u2026) \u00ab&nbsp;pleure \u00e0&nbsp;l\u2019unisson des \u00e2mes endeuill\u00e9es\/de la nature abim\u00e9e&nbsp;\u00bb. Il n\u2019est parfois \u00ab&nbsp;pas plus \u00e9pais qu\u2019un souffle&nbsp;\u00bb. Celui dont les \u00ab&nbsp;branches se courbent vers le passant\/lui font la r\u00e9v\u00e9rence\/le touchent jusqu\u2019\u00e0 la racine des po\u00e8mes\/jusqu\u2019au tangage des \u00e2mes&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Certains arbres, ancr\u00e9s au bord des rivi\u00e8res, \u00ab&nbsp;s\u2019embourbent dans d\u2019\u00e9normes vasques\/sortes de b\u00e9ances imaginaires qui absorbent les g\u00e9missements du vent&nbsp;\u00bb. Ils se refl\u00e8tent parfois dans l\u2019onde&nbsp;et \u00ab&nbsp;un trembl\u00e9 de rainures affronte les profondeurs de l\u2019eau&nbsp;\u00bb. Leurs racines entrelac\u00e9es s\u2019\u00e9garent \u00ab&nbsp;dans les profondeurs obscures&nbsp;\u00bb, faites de \u00ab&nbsp;substances ind\u00e9chiffrables\/de pierres\/de restes de bois\/ se d\u00e9salt\u00e8rent \u00e0&nbsp;la source de la nuit&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ils forment parfois un couple aux \u00ab&nbsp;troncs enlac\u00e9s&nbsp;\u00bb, offrant leur \u00ab&nbsp;destin d\u2019\u00e9ternit\u00e9 au milieu de plaines traqu\u00e9es\/ravag\u00e9es par les vents&nbsp;\u00bb. Ce \u00ab&nbsp;tronc nou\u00e9, alambiqu\u00e9&nbsp;\u00bb est \u00ab&nbsp;trace des conflits&nbsp;\u00bb. Il advient aussi que l\u2019arbre soit mourant&nbsp;: \u00ab&nbsp;son agonie\/fait sourciller le c\u0153ur du vent. (\u2026) Il marche vers une \u00e9ternit\u00e9 sans retour&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi en est-il de l\u2019\u00ab esprit des arbres&nbsp;\u00bb, tr\u00e8s humain somme toute. Cet ouvrage est hant\u00e9 par le silence, la lumi\u00e8re, le vent, le destin, l\u2019\u00e9ternit\u00e9\u2026 Le silence y&nbsp;est \u00ab&nbsp;troubl\u00e9 par la lumi\u00e8re&nbsp;\u00bb. Un \u00ab&nbsp;vent de fi\u00e8vre&nbsp;\u00bb casse les \u00e9corces.&nbsp; \u00ab&nbsp;Ent\u00eat\u00e9\/d\u00e9boussol\u00e9\/d\u00e9saccord\u00e9&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;nu&nbsp;\u00bb, il \u00ab&nbsp;fait p\u00e9n\u00e9trer les soleils couchants dans l\u2019\u00e9clat de ses r\u00eaves&nbsp;\u00bb. Autant d\u2019\u00e9tats exprimant ce \u00ab&nbsp;temps qui p\u00e9n\u00e8tre lentement\/l\u2019\u00e9corce des mots&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces ressentis romantiques \u00e9l\u00e8vent la pens\u00e9e vers le religieux. La po\u00e9tesse \u00e9voque une \u00ab&nbsp;cath\u00e9drale de bois&nbsp;\u00bb, la \u00ab&nbsp;perte d\u2019innocence&nbsp;\u00bb, la \u00ab&nbsp;parabole divine&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;l\u2019\u00e9ternit\u00e9 des pri\u00e8res&nbsp;\u00bb ou le \u00ab&nbsp;ciel&nbsp;\u00bb qui \u00ab&nbsp;attend&nbsp;\u00bb l\u2019arbre en croissance. Et puis, hors de tous ces instants d\u2019arbres, une lune \u00ab&nbsp;cherche sa place\/Ebouriff\u00e9e par le d\u00e9sir\/elle boit goul\u00fbment le d\u00e9placement du temps\/de branche en branche\/\u00e9crit le r\u00e9el.&nbsp;\u00bb&nbsp; Elle renvoie \u00e0&nbsp;notre propre r\u00e9alit\u00e9 habit\u00e9e par les vents, les silences, et bien s\u00fbr les arbres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Jane Herv\u00e9<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Journaliste aux Nouvelles Litt\u00e9raires, auteure de <em>La femme de lune<\/em> (\u00e9ditions Gallimard), <em>N\u00e9e du chaos<\/em>, et <em>Le soleil ivre<\/em>&nbsp; (\u00e9ditions du Guetteur).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Co-auteure de&nbsp; <em>La femme tatou\u00e9e<\/em> et de <em>Neige d\u2019amour<\/em> avec le peintre Michel Julliard et co-auteure de pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre&nbsp;: <em>La l\u00e9gende de Guritha, femme viking<\/em> et de <em>Guritha, le retour<\/em> avec Dani\u00e8le Saint-Bois.<\/p>\n<hr>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-full wp-image-1917\" src=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/langue-e1538079388202.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"215\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Langues<\/strong><\/p>\n<p>Un article de Val\u00e9rie Canat de Chizy dans la Revue Verso du mois de mars 2019<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-large wp-image-2194 alignleft\" src=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/VERSO-1-980x1024.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"836\" srcset=\"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/VERSO-1-980x1024.jpg 980w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/VERSO-1-287x300.jpg 287w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/VERSO-1-768x802.jpg 768w, http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/VERSO-1.jpg 1371w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&amp;nbsp<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p class=\"entry-title\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Un article de Chantal Ravel<br \/>\n<\/span><span style=\"font-size: 12pt;\">Dans la revue co\u00efncidences po\u00e9tiques,<\/span><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/coincidencespoetiques.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/coincidencespoetiques.fr\/<\/a><\/p>\n<p class=\"entry-title\">&nbsp;<span style=\"font-size: 12pt;\">\u00e0 la rubrique l&rsquo;atelier de lecture&nbsp;&nbsp;<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"entry-content\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Une lecture de <em>Langues<\/em> de Christine Durif-Bruckert, illustrations de Jean Imhoff, Raoul Bruckert et Sim Poumet, Jacques Andr\u00e9 \u00e9diteur, 2018.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que se passe-t-il dans cette <em>machine sauvage<\/em> qu\u2019est notre corps? Christine Durif- Bruckert, chercheuse en psychologie sociale et anthropologie, connait bien le sujet comme en t\u00e9moignent ses \u00e9crits th\u00e9oriques li\u00e9s \u00e0 sa pratique de th\u00e9rapeute.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans ce recueil, diff\u00e9rentes expressions&nbsp;\u2013 dessins, croquis, peinture, po\u00e9sie- dialoguent pour interroger cette part myst\u00e9rieuse de nous-m\u00eames. Vaste exploration ponctu\u00e9e en neuf parties \u00e0 l\u2019\u00e9coute des langues du corps s\u00e9par\u00e9 de sa parole.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab&nbsp;elle cherche \u00e0 ramasser son int\u00e9riorit\u00e9.\/ le trou ressenti est trop immense \/ pour se faire int\u00e9rieur \/ et le terme de ce trajet infernal \/ n\u2019est pas repr\u00e9sentable.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et d\u2019abord <em>c\u2019est une<\/em> <em>r\u00e9volte qui s\u2019annonce dans ce r\u00e9cit, <\/em>&nbsp;quelque chose se cabre, revient \u00e0 la sauvagerie de l\u2019archa\u00efque dans une b\u00e9ance, du noir \u00e0 d\u00e9chiffrer, des fissures par o\u00f9 s\u2019infiltre la peur. Un travail de Sisyphe commence quand la parole ne plonge plus ses racines dans une int\u00e9riorit\u00e9. Pantomime d\u00e9sarticul\u00e9e des mots du po\u00e8me qui eux aussi titubent, se heurtent, tentent d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment de s\u2019accrocher.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab&nbsp;sans prise aucune elle est tomb\u00e9e.\/ chute sans \u00e9lan \/ qui suit le corps \/ depuis le ciel jusque dans la profondeur du sol.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le questionnement passe par tout ce qui entrave le corps et l\u2019emp\u00eache de se r\u00e9concilier avec son intimit\u00e9. C\u2019est la \u00ab&nbsp;Chute&nbsp;\u00bb, l\u2019angoisse, le sol qui s\u2019enfonce. Face \u00e0 l\u2019Origine du monde de Courbet, nous sommes confront\u00e9s \u00e0 une inversion de point de vue&nbsp;: c\u2019est le tableau qui regarde notre d\u00e9sarroi, nous renvoyant \u00e0 une impression vertigineuse de <em>sexe extraverti,<\/em> <em>radicalement s\u00e9par\u00e9 du corps.<\/em> De m\u00eame les espoirs \u00e9voqu\u00e9s dans \u00ab&nbsp;Courbes&nbsp;\u00bb de quelque chose qui serait comme une pause o\u00f9<em> \u00ab&nbsp;chercher un refuge dans les douceurs,\/ l\u00e0 o\u00f9 la nuit s\u2019allonge \/ comme un cou de cheval \/ <\/em>sont tr\u00e8s vite d\u00e9\u00e7us.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu\u2019en est-il aussi du corps statufi\u00e9, soumis \u00e0 l\u2019injonction d\u2019une immobilit\u00e9 muette&nbsp;? \u00ab&nbsp;<em>Corps ti\u00e9di \/ bras alangui \/ corps s\u00e9ch\u00e9 \/ bris\u00e9 \/ qu\u2019il<\/em> <em>n\u2019aurait plus fallu bouger \/ pos\u00e9 l\u00e0 \/ comme une lourde pi\u00e8ce de marbre.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Progressivement cependant, les mots se fraient une voie vers l\u2019int\u00e9rieur, vers la possible renaissance du d\u00e9sir. Et l\u2019\u00e9criture de Christine Durif-Bruckert, accompagne la fluidit\u00e9 des larmes du chagrin <em>s\u2019accorde aux sanglots, \u00e0 la symphonie des suintements.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab&nbsp;Les plus forts chagrins se sont d\u00e9clench\u00e9s l\u00e0 au-dedans \/ ont couru sur les montagnes \/ se sont affaiblis dans les passages \/ au c\u0153ur m\u00eame des charni\u00e8res.\/ Ils ont ficel\u00e9 \/ les automatismes de la machine.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le corps, r\u00e9investi par la parole peut alors accepter ses \u00ab&nbsp;Restes&nbsp;\u00bb pour inventer,<em> \u00e0 l\u2019endroit m\u00eame de leur mis\u00e8re, \/ des devenirs glorieux.&nbsp;\u00bb <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi peut-on lire ce recueil comme une&nbsp; m\u00e9taphore du corps po\u00e9tique, qui cherche voix dans&nbsp; toutes ces \u00ab&nbsp;Langues&nbsp;\u00bb. Les restes, parce que toujours \u00e0 dire, deviennent espace de libert\u00e9 ouvert au po\u00e8te.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est \u00e0 la lecture d\u2019un livre exigeant, au plus pr\u00e8s de <em>cette pens\u00e9e mordue par la chute de la chair, <\/em>que nous convie Christine Durif-Bruckert. Mais que l\u2019on quitte <span style=\"font-size: 14pt;\">sur <em>une pr\u00e9sence, <\/em>celle \u00e0 laquelle<em> l\u2019\u00e2me saisie par le petit jour se r\u00e9chauffe, <\/em>quand <em>le corps anim\u00e9 devient po\u00e9sie.<\/em><\/span><\/p>\n<\/div>\n<hr>\n<div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\">\n<div class=\"fusion-builder-row fusion-row \">\n<div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion_builder_column_1_3 fusion-one-third fusion-column-last 1_3\">\n<div class=\"fusion-column-wrapper\" data-bg-url=\"\">\n<div class=\"fusion-text\">\n<h2 class=\"entry-title fusion-post-title\" data-fontsize=\"28\" data-lineheight=\"28\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Dans recours au po\u00e8me -Num\u00e9ro 190- D\u00e9cembre 2018 <\/span><\/h2>\n<h2 class=\"entry-title fusion-post-title\" data-fontsize=\"28\" data-lineheight=\"28\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Les <em>Langues<\/em> de Christine Durif-Bruckert<\/span><\/h2>\n<p>Par <span class=\"vcard\"><span class=\"fn\"><a title=\"Articles par Carole Mesrobian\" href=\"https:\/\/www.recoursaupoeme.fr\/author\/carole-mesrobian\/\" target=\"_blank\" rel=\"author noopener\">Carole Mesrobian<\/a><\/span><\/span><span class=\"fusion-inline-sep\">|<\/span> 3 d\u00e9cembre 2018<span class=\"fusion-inline-sep\">|<\/span><\/p>\n<p><a class=\"moz-txt-link-freetext\" href=\"https:\/\/www.recoursaupoeme.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.recoursaupoeme.fr\/<\/a><\/p>\n<p class=\"chapeau\">Un recueil habill\u00e9 de noir, couverture brillante, et toile de Jean Imhoff color\u00e9e qui accompagne le titre, <em>Langues<\/em>, et le nom de l\u2019auteure, Christine Durif-Bruckert. Des textes courts ponctu\u00e9s de dessins de Jean Imhoff, Raoul Bruckert et Sim Poumet. Des nus, femmes et hommes, rythment le travail de l\u2019auteure. D\u00e8s l\u2019abord, une certaine \u00e9tranget\u00e9 attire, pousse le lecteur \u00e0&nbsp;feuilleter, pour d\u00e9couvrir les entrailles de ce recueil, ouvrir le carcan de la nuit et comprendre la dichotomie qui se dresse, l\u00e0, dans l\u2019\u00e9clatement des couleurs sur ce fond sombre.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion_builder_column_1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last 1_1\">\n<div class=\"fusion-column-wrapper\" data-bg-url=\"\">\n<div class=\"fusion-text\">\n<p>Un horizon d\u2019attente qui intrigue\u2026 L\u2019avant propos indique une direction&nbsp;:<\/p>\n<p>Ainsi les corps se nouent \u00e0&nbsp;la chair du monde, y&nbsp;refl\u00e8tent les centres de leur tensions,&nbsp; en redoublent les perspectives.<\/p>\n<p>R\u00e9volte, premier chapitre, et le texte liminaire, viennent pr\u00e9ciser ces assertions premi\u00e8res&nbsp;:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Sorte de musique discordante qui accompagne la mise en sc\u00e8ne de l\u2019\u00e9v\u00e9nement central du r\u00e9cit\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0D&rsquo;une incomparable br\u00fblance d&rsquo;une transformation sans pareille\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9v\u00e9nement central du r\u00e9cit est le corps, le temps qui passe sur le corps, les besoins et les agr\u00e9ments du corps, les faiblesses et les contingences du corps\u2026 Autant de th\u00e9matiques \u00e0&nbsp;priori classiques, mais qui sont abord\u00e9es sous l\u2019angle de ce seul vecteur par qui vient la pens\u00e9e, les sentiments, les sensations. L\u2019incarnation sert de filtre aux sensations et aux pens\u00e9es d\u2019une conscience soumise \u00e0&nbsp;la chair.<\/p>\n<p>Puis nous est propos\u00e9e une po\u00e9sie \u00e9vocatrice, tiss\u00e9e d\u2019incantations. Le vers raconte les errances du corps, devenu symbole de l\u2019emprisonnement de l\u2019\u00eatre dans &nbsp;un carcan de peau &nbsp;vou\u00e9 \u00e0&nbsp;un purgatoire dont la porte n\u2019est ici qu\u2019entrouverte. Le vers suggestif de Durif-Bruckert ne cesse de fouiller les abysses d\u2019une projection inusit\u00e9e de l\u2019imago arch\u00e9typal de la femme.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Son corps s&rsquo;est l\u00e9g\u00e8rement fissur\u00e9. Fissure o\u00f9 s&rsquo;installa pour ne plus s&rsquo;en d\u00e9loger un \u00e9trange malaise qu&rsquo;elle apprit \u00e0 conna\u00eetre\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Trace \u00e0&nbsp;trace, le langage dessine les contours humides des int\u00e9riorit\u00e9s crues de la chair. Le corps du po\u00e8me, r\u00e2le indiscret et fertile, comme l\u2019humus et la tourbe, traduit le r\u00e8gne du vivant, emprunte des voies d\u00e9tourn\u00e9es, des circonvolutions.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Son corps s&rsquo;est l\u00e9g\u00e8rement fissur\u00e9. Fissure o\u00f9 s&rsquo;installa pour ne plus s&rsquo;en d\u00e9loger un \u00e9trange malaise qu&rsquo;elle apprit \u00e0 conna\u00eetre\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Ce corps, vestibulaire et carnassier, est l\u2019objet des diverses tentatives d\u2019explorations &nbsp;g\u00e9n\u00e9riques de cette po\u00e9sie qui accroche le po\u00e8me &nbsp;l\u2019accord\u00e9onesque avanc\u00e9e de la d\u00e9cr\u00e9pitude, de la maladie, de la disparition progressive de sa substance pulpeuse et vivante.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Elle cherche \u00e0 ramasser son int\u00e9riorit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Elle s&rsquo;appliquait \u00e0 veiller \u00e0 l&rsquo;assemblage de ce d\u00e9cor amorphe fait pour ne pas durer\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Puis l\u2019\u00e9vocation de la mort, de l\u2019ignorance de la mort dans son approche ph\u00e9nom\u00e9nologique.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Corps d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9 par le poids d&rsquo;une intention qui ne sait pas\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Autant de fus\u00e9es lanc\u00e9es dans l\u2019espace sid\u00e9ral d\u2019une vacuit\u00e9 charnelle, qui fera des \u00e9toiles les n\u00e9ons blafards des ressassements mn\u00e9siques de la po\u00e8te, sortes de d\u00e9jections au verbe haut comme un bruit sourd perce un espace incertain, celui du temps qui recouvre tous les passages, et o\u00f9 la peau, pli\u00e9e sous le myst\u00e8re de son existence, raconte l\u2019immensit\u00e9 des ann\u00e9es.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Des \u00e9coulements incertains e quelques autres traces \u00e0 peine sensibles, remous indiscrets \u00e0 peine voil\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les restes jamais au hasard, inventent, \u00e0 l&rsquo;endroit de leur mis\u00e8re, des devenirs glorieux\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>La po\u00e8te, tout en retenue, ne cesse de mener dans ce lieu que l\u2019on ne visite que dans une solitude absolue, l\u2019int\u00e9riorit\u00e9 de cet antre et refuge de l\u2019\u00e2me\u2026 Il est l\u2019angle de perception premier, parce qu\u2019il est ce qui nous permet d\u2019explorer le monde enclos dans le langage. Gr\u00e2ce au travail des mots,&nbsp; il tente de s\u2019extirper de la contingence de son existence. Il semble toutefois que toute transcendance soit absente de ces vers qui convoquent de mani\u00e8re incessante l\u2019enfermement dans la mati\u00e8re, dont on ressent tout le poids\u2026<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Mais notre incompl\u00e9tude n&rsquo;a pas toujours la couleur de ce fruit d\u00e9fendu qui acidifie l&rsquo;estomac du myst\u00e8re&rsquo;.<\/p>\n<p>A moins que consid\u00e9rer le corps pour mieux en conna\u00eetre les contours et en appr\u00e9hender la cessation ne soit l\u2019ultime chemin pour acc\u00e9der \u00e0&nbsp;une transcendance, on se demande si il existe un horizon m\u00e9taphysique quelque part, sous les d\u00e9combres de ces lambeaux de chair qui couvrent les pages du recueil&nbsp;?<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les effets de l&rsquo;organique se dispensent d&rsquo;une cause. Ils approvisionnent l&rsquo;\u00e2me, sans jamais s&rsquo;avouer tout \u00e0 fait, ni dans leur source, ni dans leur devenir\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\">\n<div class=\"fusion-builder-row fusion-row \">\n<div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion_builder_column_1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last 1_1\" style=\"text-align: justify;\">\n<div class=\"fusion-column-wrapper\" data-bg-url=\"\">\n<div class=\"fusion-text\">&nbsp;<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Christine Durif-Bruckert (Auteur), C\u00e9dric Laplace (Auteur et illustrateur) La part du d\u00e9sert, \u00c9chos po\u00e9tiques, \u00e9ditions unicit\u00e9, 2023, 98 p. 14<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":533,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"ngg_post_thumbnail":0,"spay_email":""},"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2153"}],"collection":[{"href":"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2153"}],"version-history":[{"count":94,"href":"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2153\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3205,"href":"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2153\/revisions\/3205"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/533"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/christinedurif-bruckert.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2153"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}