Christine Durif-Bruckert

 

Dessin, Raoul Bruckert

Guérir disent-elles
Paroles anorexiques

Christine Durif-Bruckert,

Mai 2026, PhB Éditions, 204 p

https://phbeditions.com/

christine.durif@univ-lyon2.fr

Et elles, qu’en disent-t-elles ?

L’écriture de ce livre est véritablement guidée par leurs paroles et par les réflexions qu’elles ont ouvertes à ce propos dans le cours des récits de recherche, menés et réactualisés en différentes étapes d’une recherche- action (création) auprès de femmes anorexiques.

L’anthropologue  a écouté leurs  paroles

La perspective de la guérison s’est animée dans leur discours, dans le mouvement d’un désir d’être qui a pris naissance au sein de relations de confiance comme elles le disent.

Elles expliquent combien il est douloureux de sortir de ce qui s’est instauré en paradoxes, dans la terreur d’une organicité qui gouverne tout, et d’une chair qui les assaille et les étouffe de ses afflux de vie, bruts, brutaux, incessants et désordonnés.

Quitter l’anorexie, c’est fondamentalement « faire la paix » avec le corps, le réanimer, le réchauffer, le dessiner et en assumer la matière

Dans une deuxième partie, l’auteure met en lumière le pouvoir de la parole narrative et poétique qui selon des singularités et des intensités qui leur sont propres, creusent le sens d’une expérience extrême et paradoxale et libèrent un élan de créativité de soi et de son monde.

L’anorexie apparaît dans cet ouvrage comme un événement existentiel et anthropologique qui nous sollicite bien au-delà des seules références pathologiques. Elle incarne les voies d’emprise du corps des femmes et révèle les désordres symboliques et les atteintes sociales de la corporéité et du vivant.

 

 
Le corps nourri,
entre l’intime et l’extimeChristine Durif-BruckertLe propos de cet article part du constat que l’ensemble de ces normes sont extrêmement rigides. L’intimité digestive est protégée,  régulée, mais elle est aussi convoitée comme surface d’empriseIl est fort aisé de prendre à partie les expériences fondamentales propres à l’incorporation et d’utiliser la substance digestive pour nourrir les utopies contemporaines. Les choix alimentaires, les manières de se nourrir, indissociables de la présentation de soi, génèrent chez une grande majorité de sujets sociaux, de femmes plus essentiellement, une recherche inquiète dans le regard d’autrui : que faut-il faire faire, et comment le faire pour être conforme au modèle et à l’image attendue ?https://www.chroniques-du-ca-et-la.fr/970A5236-B7BF-4349-BCF3-3F7960E3A85D/Accueil.html      
Paysages, thème des numéros 23 et 24 .

Les Chroniqueurs du çà et là ont poursuivi leur exploration du «Paysage », considéré comme espace mental, intériorité corporelle, géographie sacrée, désir d’écriture…
Ils ont exploré leurs « Paysages » qui se sont révélés être, entre autres, une puissance émotionnelle, une fiction rêvée, une palette de sensations, une confrontation avec une nature sauvage.

Ont participé aux numéros :

Philippe Barrot,  Jean-François Besançon, Philippe Blondeau, Adrienne Chambon, Milène Coitoux, Christine Durif-Bruckert, Tristan Felix, Jean-Claude Goiri, Pierre Gondran dit Remoux,
Marie Gossart, Paul Hentsch, Dominique Hérody, Mireille Michel, Elisabeth Morcellet, Maurice Mourier, Y. M.-B., Jean-Louis Rambour, Arnaud Rivière Kéraval, Alexandra Sashe, Lawrence Simiane

Paysages du dedans
Lieu du corps, lieux de savoirs

Christine Durif-Bruckert , p 40 – 55

   
 
 
Dernière mise à jour :  29 septembre 2026